Pimblett affiché à 87 kg à 7 semaines de BSD — Le colosse de Liverpool avant l'UFC 329
À 7 semaines de son choc contre Benoît Saint Denis à l'UFC 329, Paddy Pimblett a posté une vidéo sur ses réseaux montrant son poids sur la balance : 87 kg. Il combat en poids légers — la limite est fixée à 70,3 kg. Soit presque 17 kg à perdre en sept semaines. Une image qui relance le débat sur les cuttings extrêmes dans les arts martiaux mixtes.
Les chiffres qui font débat
Le lundi 25 mai, "The Baddy" a publié une vidéo de vlog montrant sa montée sur la balance lors d'un entraînement matinal. Le verdict : 87 kg, soit 190,9 lbs. La limite des poids légers est fixée à 156 lbs (70,3 kg) le jour de la pesée officielle à l'UFC 329, programmé le 11 juillet 2026 à Las Vegas.
📷 Les réactions de la communauté UFC au choc BSD vs Pimblett à l'UFC 329
Pimblett s'est empressé de répondre à ses détracteurs dans la vidéo, envoyant un message peu diplomatique aux "nutritionnistes idiots" qui remettent en cause sa gestion du poids entre les combats. "Je sais que vous pensez toujours que je suis un gros [censuré], mais le poids redescend vraiment bien", a-t-il lancé.
Pimblett, roi du cutting — une spécialité controversée
Ce n'est pas la première fois que "The Baddy" fait les gros titres avec ses fluctuations de poids. Le combattant de Liverpool, 31 ans, est connu pour prendre jusqu'à 20 à 25 kg au-dessus de la limite de sa catégorie entre deux combats. C'est devenu presque une signature — et un sujet de polémique récurrent dans la communauté MMA.
Pour comprendre l'ampleur du phénomène : en janvier 2026, il était affiché à plus de 95 kg après la période des fêtes. En quatre mois, il a déjà perdu environ 8 kg avant même d'entrer dans sa préparation intensive. Le processus, bien qu'extrême, lui a toujours réussi : il n'a jamais raté une pesée dans l'UFC.
Sa défaite face à Justin Gaethje à l'UFC 324 en janvier 2026 pour le titre intérimaire — sa première défaite en UFC après 8 victoires consécutives — n'a pas remis en cause cette approche. Pimblett continue de fonctionner avec le même système, malgré les critiques des experts en nutrition sportive qui alertent sur les risques à long terme pour la santé et la performance.
Ce que ça change pour Benoît Saint Denis
Du côté français, Benoît Saint Denis aborde ce combat dans une dynamique radicalement différente. Le "God of War" reste sur 4 victoires consécutives, toutes par arrêt, dont un TKO impressionnant sur Dan Hooker en février 2026. Il est classé 5ème des poids légers — un rang au-dessus de Pimblett.
La question du poids de Pimblett est une arme à double tranchant dans l'analyse. D'un côté, un combattant qui arrive à la pesée après une perte massive de poids peut être affaibli, moins explosif, moins résistant aux frappes. De l'autre, Pimblett semble avoir développé une routine rodée qui lui permet de regagner rapidement du poids et de la force entre la pesée et le combat.
BSD et son équipe au MMA Factory connaissent parfaitement ce profil. Le camp de Ciryl Gane, voisin et partenaire d'entraînement régulier de BSD, a déjà affronté ce type de profil physique. La préparation tactique prendra certainement en compte la condition physique réelle de Pimblett le soir du combat.
L'enjeu réel : un titre en vue pour le vainqueur
Au-delà de l'anecdote du poids, ce combat BSD vs Pimblett est l'un des plus importants de la carte de l'UFC 329. Les deux hommes sont dans le top 6 des poids légers mondiaux. Le vainqueur se positionne directement pour un combat pour le titre ou pour une confrontation avec un top 3.
Le champion actuel des poids légers est Ilia Topuria, qui a battu Justin Gaethje. Pour Pimblett, une victoire sur BSD permettrait d'effacer la défaite de janvier et de relancer ses ambitions titrées. Pour BSD, la victoire signifierait une entrée définitive dans la conversation pour le titre — un combat face au champion Georgian ou face à Islam Makhachev serait sur la table.
Ce choc s'inscrit dans un contexte de carte de gala historique : le main event de l'UFC 329 opposera Conor McGregor à Max Holloway en co-main event de l'International Fight Week. Avec BSD vs Pimblett en co-main event et McGregor en main event, c'est l'une des cartes les plus attendues depuis des années pour les fans français. Retrouvez toutes les dates UFC 2026 dans notre calendrier.
Le débat des cuttings extrêmes — où en est l'UFC ?
Le cas Pimblett illustre un problème structurel du MMA professionnel que l'UFC n'a toujours pas résolu malgré des années de discussions : les réhydratations massives entre pesée et combat. La réglementation actuelle interdit les cuttings extrêmes via une surveillance hydratique — mais uniquement dans les événements régulés par certaines commissions athlétiques américaines.
En pratique, un combattant qui pèse 87 kg à 7 semaines du combat et qui arrive à 70,3 kg la veille peut remonter à 78-80 kg le soir du combat après réhydratation. C'est une différence significative face à un adversaire qui combat naturellement à ce poids — ce que BSD fait, lui qui n'a pas ce type de variation extrême.
Plusieurs experts, dont l'ancien entraîneur Mike Dolce, réclament depuis des années la mise en place de pesées le jour du combat — un système déjà adopté par ONE Championship. L'UFC résiste, arguant que cela complexifie la logistique des événements. Le débat reste ouvert, et des combattants comme BSD en paient potentiellement le prix.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement des catégories de poids en MMA et leurs règles, consultez notre guide complet.